Le dragon creuse une profonde ornière dans le sol, étaie la cavité à l'aide de planches ou de bouts de bois et confectionne un couvercle étanche qui lui confère, si tout va bien, invulnérabilité et invisibilité. De temps en temps, il entrouvre de quelques centimètres la trappe de son bunker individuel de fortune pour épier, photographier ou écouter. Ensuite, il fait "sortir le rens" et l'achemine à bon port, en toute confidentialité.
D'autres se dissimulent sous un tas de feuilles mortes, dans un tronc vide, dans une mare... Les anecdotes sont légion, de l'oiseau qui niche sur un "homme-sapin" à la bête sauvage qui s'assoit au pied d'un "talus vivant".
Qu'ils soient "chuteurs" ou "palmeurs", tous font le même boulot. Tous sont aguerris et peuvent survivre dans les pires conditions. Dans le grand froid: il leur arrive de rester immobiles des semaines entières par -20°C. Ou dans la fournaise : ils savent "sécher sans broncher". Ils sont étanches à la mousson et imperméables au blizzard.
"La spécificité de cette unité, souligne un officier du 13e, réside dans le fait qu'elle est modulaire et autonome. Dans la préparation d'une mission, comme dans sa réalisation, nous sommes maîtres d'œuvre. Il n'y a pas d'apports extérieurs. Nos personnels sont formés pour parer à toutes sortes d'éventualités. Ils ne peuvent théoriquement pas être dépassés par les événements."
Ultime défi : la légitime défense. Les dragons sont tous armés, généralement avec du matériel dernier cri mais, paradoxalement, ils sont sans doute les seuls militaires à n'avoir pratiquement pas le droit de faire feu. Pour eux, tirer est synonyme d'échec. "Cela veut tout simplement dire que l'on est repéré", reconnaît un parachutiste. De Kolwezi au Cambodge, de Sarajevo à la Somalie, cette armée invisible a accompli partout ses missions en situation extrême. Quant aux opérations en cours, "désolé, mais ça... c'est secret-défense", lâche le chef de corps.
A Dieuze, l'imposant portail du quartier Lyautey se referme sur ses secrets. Dans la nuit lorraine, le dragon de faction a une autre mission. Veiller sur la devise du régiment. Au Dela du Possible
D'autres se dissimulent sous un tas de feuilles mortes, dans un tronc vide, dans une mare... Les anecdotes sont légion, de l'oiseau qui niche sur un "homme-sapin" à la bête sauvage qui s'assoit au pied d'un "talus vivant".
Qu'ils soient "chuteurs" ou "palmeurs", tous font le même boulot. Tous sont aguerris et peuvent survivre dans les pires conditions. Dans le grand froid: il leur arrive de rester immobiles des semaines entières par -20°C. Ou dans la fournaise : ils savent "sécher sans broncher". Ils sont étanches à la mousson et imperméables au blizzard.
"La spécificité de cette unité, souligne un officier du 13e, réside dans le fait qu'elle est modulaire et autonome. Dans la préparation d'une mission, comme dans sa réalisation, nous sommes maîtres d'œuvre. Il n'y a pas d'apports extérieurs. Nos personnels sont formés pour parer à toutes sortes d'éventualités. Ils ne peuvent théoriquement pas être dépassés par les événements."
Ultime défi : la légitime défense. Les dragons sont tous armés, généralement avec du matériel dernier cri mais, paradoxalement, ils sont sans doute les seuls militaires à n'avoir pratiquement pas le droit de faire feu. Pour eux, tirer est synonyme d'échec. "Cela veut tout simplement dire que l'on est repéré", reconnaît un parachutiste. De Kolwezi au Cambodge, de Sarajevo à la Somalie, cette armée invisible a accompli partout ses missions en situation extrême. Quant aux opérations en cours, "désolé, mais ça... c'est secret-défense", lâche le chef de corps.
A Dieuze, l'imposant portail du quartier Lyautey se referme sur ses secrets. Dans la nuit lorraine, le dragon de faction a une autre mission. Veiller sur la devise du régiment. Au Dela du Possible
